Droits LGBT+ dans le monde : la CGLQ sur la scène internationale

En bref : Depuis 2007, la CGLQ dispose du statut d'organisme consultatif auprès de l'ECOSOC des Nations Unies, ce qui en fait la seule ONG LGBT québécoise accréditée à l'ONU. Cet article dresse un portrait de la situation des droits des personnes LGBT+ dans le monde en 2026, région par région, et détaille le rôle concret de la CGLQ dans la défense de ces droits à l'échelle internationale. Du Québec, reconnu comme modèle d'égalité, aux pays où l'homosexualité reste passible de la peine de mort, la réalité des personnes LGBT+ demeure profondément inégale.

Carte du monde illustrant la situation des droits LGBT+ à l'international
La CGLQ surveille la situation des droits LGBT+ dans le monde grâce à son statut ECOSOC-ONU

La CGLQ, observateur mondial auprès de l'ECOSOC-ONU

Le 24 juillet 2007, la Coalition gaie et lesbienne du Québec (CGLQ) a obtenu le statut d'organisme consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Cette accréditation, détaillée sur notre page ONU / ECOSOC, confère à la CGLQ un rôle unique parmi les organismes québécois : celui de témoin, de rapporteur et de porte-voix des personnes LGBT+ sur la scène internationale.

Près de vingt ans après cette reconnaissance, la mission internationale de la CGLQ n'a jamais été aussi pertinente. En 2026, le paysage mondial des droits des personnes LGBT+ reste marqué par des contrastes saisissants. Si certains pays ont consolidé l'égalité des droits, d'autres ont intensifié la répression. Environ 64 pays criminalisent encore les relations entre personnes de même sexe, et une dizaine d'entre eux prévoient la peine de mort comme sanction. Dans ce contexte, la présence d'un organisme québécois accrédité au sein du système onusien constitue un levier essentiel de plaidoyer.

La mission de la CGLQ s'articule autour d'une conviction fondamentale : les droits des personnes LGBT+ sont des droits humains universels. Cette conviction, portée depuis la fondation de l'organisme en 1992, s'exprime désormais sur la scène la plus large qui soit – celle des Nations Unies.

Le rôle concret de la CGLQ à l'ONU

Le statut ECOSOC n'est pas un titre honorifique. Il s'accompagne de prérogatives concrètes que la CGLQ exerce activement dans le cadre de son mandat international.

Signalement des discriminations et violations des droits

La CGLQ peut soumettre des rapports écrits aux organes spécialisés de l'ONU pour signaler des cas de discrimination, de violence ou de persécution fondés sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Ces rapports contribuent à documenter les réalités vécues par les personnes LGBT+ dans les pays où les données sont rares ou censurées. Ils alimentent les travaux du Haut-Commissariat aux droits de l'homme et des rapporteurs spéciaux mandatés par le Conseil des droits de l'homme.

Participation aux sessions de l'ECOSOC

En tant qu'ONG accréditée, la CGLQ peut assister aux sessions de l'ECOSOC, prendre la parole lors des débats et soumettre des déclarations écrites ou orales. Cette présence dans les enceintes onusiennes permet de maintenir les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre dans l'agenda international, même lorsque certains États membres tentent de les marginaliser.

Rapports aux organes spécialisés

La CGLQ peut contribuer aux mécanismes d'examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l'homme, en soumettant des informations sur la situation des personnes LGBT+ dans les pays examinés. Ces contributions alimentent les recommandations adressées aux États membres et exercent une pression diplomatique en faveur de la décriminalisation et de la protection des droits fondamentaux.

Collaboration avec les organisations internationales

Le statut ECOSOC facilite la collaboration de la CGLQ avec un réseau mondial d'organisations engagées dans la défense des droits LGBT+. Parmi les partenaires et organisations avec lesquels la CGLQ entretient des liens figure l'ILGA (International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association), la plus grande fédération mondiale d'organisations LGBT+, ainsi qu'Amnistie internationale, qui documente systématiquement les violations des droits humains liées à l'orientation sexuelle. La CGLQ collabore également avec Human Rights Watch, OutRight Action International et plusieurs organisations régionales.

Russie : une régression sans précédent

La Fédération de Russie constitue l'un des cas les plus préoccupants en matière de droits des personnes LGBT+ à l'échelle mondiale. Depuis 2013, le pays a entrepris un durcissement systématique de sa législation, qui s'est intensifié de manière dramatique entre 2020 et 2023.

En 2013, la Russie a adopté une loi interdisant la « propagande des relations sexuelles non traditionnelles » auprès des mineurs. Cette législation, dénoncée par les organisations internationales de défense des droits humains, a été élargie en décembre 2022 pour s'appliquer à l'ensemble de la population, toutes tranches d'âge confondues. Désormais, toute représentation positive de l'homosexualité dans les médias, le cinéma, la littérature ou sur Internet peut être sanctionnée par des amendes considérables.

Les amendements constitutionnels de 2020 ont inscrit dans la loi fondamentale russe la définition du mariage comme union exclusive entre un homme et une femme, fermant de facto toute possibilité de reconnaissance légale des couples de même sexe. Notre article sur les couples de même sexe en Russie détaille la situation sociologique de ces couples, estimés à environ 214 000, qui vivent dans une invisibilité forcée.

L'étape la plus grave a été franchie en novembre 2023, lorsque la Cour suprême de Russie a désigné le « mouvement international LGBT » comme organisation « extrémiste ». Cette décision, sans précédent dans un pays du G20, criminalise de fait toute activité militante visible pour les droits des personnes LGBT+ sur le territoire russe. Les associations ont été contraintes de cesser leurs activités ou de poursuivre leur travail depuis l'étranger.

La question des échanges culturels entre le Québec et la Russie soulève des enjeux complexes dans ce contexte. Comprendre les réalités sociales des pays slaves, y compris en explorant les cultures slaves et leurs spécificités, permet de mieux saisir les défis auxquels font face les personnes LGBT+ dans ces sociétés où les traditions patriarcales exercent une pression considérable.

La CGLQ suit de près cette dégradation et utilise son statut ECOSOC pour documenter et signaler ces violations systématiques des droits humains auprès des instances onusiennes.

Ukraine : entre guerre et rapprochement européen

La situation des personnes LGBT+ en Ukraine présente un tableau complexe, profondément influencé par le conflit armé avec la Russie et par les aspirations européennes du pays. Notre article sur les droits des lesbiennes en Ukraine offre une analyse détaillée de cette réalité.

L'homosexualité n'est pas criminalisée en Ukraine, mais aucune reconnaissance légale des couples de même sexe n'existe. La guerre, déclenchée en février 2022, a paradoxalement accéléré certaines discussions sur les droits civils. Plusieurs facteurs contribuent à cette évolution :

  • L'engagement militaire de personnes LGBT+ dans la défense du pays a rendu leur contribution visible et a contribué à réduire la stigmatisation dans certains segments de la société
  • Le processus d'adhésion à l'Union européenne, qui requiert l'alignement sur les standards européens en matière de droits humains, exerce une pression en faveur de réformes législatives
  • Les discussions sur les partenariats civils ont été lancées au sein du parlement ukrainien, notamment pour répondre aux préoccupations des couples de même sexe dont l'un des membres est engagé au front et qui n'ont aucun droit légal l'un envers l'autre
  • Le soutien de la société civile aux droits LGBT+ a progressé, les sondages montrant une évolution positive des attitudes, particulièrement chez les jeunes générations

Néanmoins, des défis importants persistent. L'homophobie reste répandue dans certaines régions et les violences contre les personnes LGBT+ ne sont pas suffisamment poursuivies. La CGLQ observe attentivement cette évolution et apporte son expertise en matière de droits humains aux débats internationaux sur la situation ukrainienne.

Afrique : criminalisation persistante et avancées isolées

Le continent africain présente l'un des bilans les plus préoccupants en matière de droits des personnes LGBT+. En 2026, plus de 30 pays africains criminalisent les relations entre personnes de même sexe, avec des sanctions allant de l'emprisonnement à la peine de mort.

Parmi les situations les plus critiques :

  • Ouganda : la loi anti-homosexualité de 2023, parmi les plus sévères au monde, prévoit la peine de mort pour « homosexualité aggravée » et l'emprisonnement à vie pour les actes homosexuels consensuels. Elle criminalise également le fait de ne pas dénoncer une personne homosexuelle
  • Nigeria : la loi de 2014 interdit le mariage et les unions entre personnes de même sexe dans l'ensemble du pays, avec des peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison dans le sud et la peine de mort dans les États du nord appliqués à la charia
  • Ghana : un projet de loi adopté par le Parlement en 2024 prévoit des peines allant jusqu'à 5 ans de prison pour les personnes LGBT+ et jusqu'à 10 ans pour les militants
  • Mauritanie, Somalie : la peine de mort reste applicable pour les relations entre personnes de même sexe

Cependant, des avancées notables méritent d'être soulignées :

  • Afrique du Sud : seul pays africain à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe (depuis 2006) et à inscrire la protection contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans sa Constitution. Le pays demeure un modèle sur le continent, malgré des violences homophobes persistantes
  • Botswana : en 2019, la Haute Cour a décriminalisé l'homosexualité, décision confirmée en appel en 2021, marquant une avancée juridique historique en Afrique australe
  • Angola : a décriminalisé l'homosexualité en 2021 et ajouté des protections contre la discrimination
  • Mozambique : a décriminalisé l'homosexualité dans son nouveau code pénal de 2015

La CGLQ accorde une attention particulière au continent africain dans ses rapports à l'ECOSOC, en documentant tant les régressions que les progrès réalisés.

Moyen-Orient : une situation critique

Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord comptent parmi les régions les plus hostiles aux personnes LGBT+ dans le monde. La majorité des pays de la région criminalisent les relations entre personnes de même sexe, et plusieurs d'entre eux appliquent la peine de mort.

  • Iran : les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la peine de mort en vertu du code pénal islamique. Des exécutions documentées pour homosexualité ont lieu régulièrement
  • Arabie saoudite : la peine de mort est applicable pour les actes homosexuels, sur la base de la charia. Les personnes LGBT+ ne disposent d'aucune protection légale
  • Yémen : la peine de mort est prévue par la loi pour les relations homosexuelles entre hommes
  • Émirats arabes unis : l'homosexualité est criminalisée dans l'ensemble de la fédération, avec des peines pouvant aller jusqu'à la prison à vie
  • Irak : bien que l'homosexualité ne soit pas explicitement criminalisée par le code pénal, les personnes LGBT+ font face à des violences systématiques de la part de milices armées et de leurs propres familles

Quelques évolutions récentes sont à noter. Israël reste le seul pays de la région à reconnaître partiellement les droits des personnes LGBT+, avec une tolérance sociale relative, une marche des fiertés à Tel-Aviv et la reconnaissance des mariages célébrés à l'étranger, bien que le mariage entre personnes de même sexe ne soit pas célébré sur son territoire.

La CGLQ utilise systématiquement les mécanismes onusiens pour attirer l'attention sur la situation des personnes LGBT+ au Moyen-Orient, en particulier lors de l'Examen périodique universel des pays concernés.

Amériques latines : des avancées significatives

L'Amérique latine et les Caraïbes présentent un tableau contrasté mais globalement encourageant, avec des avancées législatives majeures dans plusieurs pays de la région.

  • Argentine : pionnière de la région, elle a légalisé le mariage entre personnes de même sexe en 2010 et adopté en 2012 l'une des lois d'identité de genre les plus progressistes au monde, permettant le changement d'état civil sans conditions médicales
  • Brésil : le mariage entre personnes de même sexe est reconnu depuis 2013 par décision du Conseil national de justice. Le pays dispose également de protections contre la discrimination, bien que les violences homophobes restent un problème grave, le Brésil enregistrant l'un des taux les plus élevés de meurtres de personnes LGBT+ dans le monde
  • Mexique : le mariage entre personnes de même sexe a été légalisé progressivement dans l'ensemble des États, le dernier ayant adopté cette mesure en 2022
  • Colombie : le mariage entre personnes de même sexe est reconnu depuis 2016 et l'adoption par les couples de même sexe est autorisée
  • Chili : a légalisé le mariage entre personnes de même sexe en 2022
  • Cuba : le nouveau code des familles, adopté par référendum en 2022, reconnaît le mariage entre personnes de même sexe et l'adoption

En revanche, dans certains pays des Caraïbes, l'homosexualité reste criminalisée, héritage des lois coloniales britanniques. La Jamaïque, la Guyane et certaines îles maintiennent des lois pénalisant les relations entre personnes de même sexe. La CGLQ soutient les efforts de plaidoyer pour la décriminalisation dans ces territoires.

Europe de l'Ouest : modèles d'égalité

L'Europe de l'Ouest et l'Europe du Nord constituent les régions les plus avancées en matière de droits des personnes LGBT+. Les Pays-Bas, premier pays au monde à avoir légalisé le mariage entre personnes de même sexe en 2001, ont ouvert la voie à une série de réformes à travers le continent.

En 2026, le mariage entre personnes de même sexe est reconnu dans la quasi-totalité des pays d'Europe de l'Ouest et du Nord : Belgique (2003), Espagne (2006), Norvège (2009), Suède (2009), Portugal (2010), Danemark (2012), France (2013), Royaume-Uni (2014), Luxembourg (2015), Irlande (2015), Finlande (2017), Allemagne (2017), Autriche (2019), Suisse (2022), Andorre (2023), Grèce (2024).

Ces pays ont également adopté des protections légales contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dans l'emploi, le logement et les services publics. L'Union européenne a intégré la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle dans sa Charte des droits fondamentaux.

Cependant, même en Europe, des disparités subsistent. Certains pays d'Europe de l'Est et centrale, comme la Pologne et la Hongrie, ont adopté des mesures restrictives. La Hongrie a interdit en 2021 la représentation de l'homosexualité dans les contenus destinés aux mineurs, tandis que la Pologne a vu des dizaines de municipalités se déclarer « zones libres d'idéologie LGBT », bien que l'Union européenne ait condamné ces initiatives.

Le Québec et le Canada comme modèles internationaux

Le Québec et le Canada occupent une place de premier plan dans l'avancement des droits des personnes LGBT+ à l'échelle mondiale. Cette réalité, au cœur de la mission de la CGLQ, constitue un atout considérable dans le plaidoyer international de l'organisme.

Le Canada a été le quatrième pays au monde à légaliser le mariage entre personnes de même sexe, en 2005. Mais les avancées québécoises et canadiennes vont bien au-delà :

  • Charte canadienne des droits et libertés : la Cour suprême du Canada a interprété l'article 15 comme incluant la protection contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle dès 1995
  • Loi québécoise contre la discrimination : le Québec a été parmi les premières juridictions au monde à interdire la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, dès 1977, dans sa Charte des droits et libertés de la personne
  • Union civile : le Québec a créé l'union civile pour les couples de même sexe en 2002, trois ans avant la légalisation fédérale du mariage
  • Adoption : le Québec a autorisé l'adoption par les couples de même sexe dès 2002
  • Protection de l'identité de genre : la loi fédérale C-16 de 2017 a ajouté l'identité et l'expression de genre comme motifs de discrimination interdits
  • Interdiction des thérapies de conversion : le Canada a criminalisé les thérapies de conversion en 2022, une mesure adoptée à l'unanimité par le Parlement

L'expérience québécoise démontre qu'une société peut atteindre un haut degré d'inclusion des personnes LGBT+ tout en préservant la cohésion sociale. C'est précisément ce modèle que la CGLQ porte auprès des instances onusiennes. Pour découvrir le Canada, pays reconnu pour son ouverture et son engagement envers les droits humains, il suffit de constater l'ampleur des protections légales dont bénéficient les personnes LGBT+ sur l'ensemble du territoire.

La CGLQ partage régulièrement cette expertise lors des sessions de l'ECOSOC et dans ses rapports aux organes spécialisés de l'ONU, offrant un témoignage concret des bénéfices d'une législation inclusive. Pour en savoir davantage sur les droits LGBT au Québec, consultez notre article dédié.

Tableau comparatif : droits LGBT+ dans 20 pays (2026)

Le tableau ci-dessous présente un aperçu de l'état des droits des personnes LGBT+ dans 20 pays représentatifs des différentes régions du monde. Il illustre les disparités considérables qui persistent à l'échelle planétaire.

État des droits LGBT+ dans 20 pays en 2026
Pays Légalité Mariage Protection constitutionnelle Adoption
Canada Oui Oui (2005) Oui (art. 15 Charte) Oui
France Oui Oui (2013) Non Oui
Pays-Bas Oui Oui (2001) Non Oui
Allemagne Oui Oui (2017) Non Oui
Espagne Oui Oui (2006) Non Oui
Argentine Oui Oui (2010) Non Oui
Brésil Oui Oui (2013) Non Oui
Mexique Oui Oui (2022) Non Partiel
Afrique du Sud Oui Oui (2006) Oui (Constitution) Oui
Botswana Oui (2019) Non Non Non
Ukraine Oui Non Non Non
Russie Oui* Interdit (Constitution) Non Interdit
Pologne Oui Non Non Non
Hongrie Oui Interdit (Constitution) Non Non
Ouganda Non (prison à vie) Non Non Non
Nigeria Non (14 ans / mort) Non Non Non
Iran Non (peine de mort) Non Non Non
Arabie saoudite Non (peine de mort) Non Non Non
Israël Oui Reconnaissance à l'étranger Non Oui
Japon Oui Non Non Non

* En Russie, l'homosexualité n'est pas formellement criminalisée, mais la loi anti-propagande (2022) et la désignation du mouvement LGBT comme « extrémiste » (2023) créent un environnement de criminalisation de facto.

Partenariats internationaux de la CGLQ

L'efficacité du plaidoyer international de la CGLQ repose en grande partie sur ses collaborations avec un réseau d'organisations partageant les mêmes objectifs. Ces partenariats permettent de mutualiser les expertises, de partager les informations et de coordonner les actions de plaidoyer auprès des instances internationales.

Organisations internationales

  • ILGA World : la fédération internationale regroupe plus de 1 800 organisations dans plus de 160 pays. La CGLQ contribue à ses rapports annuels sur l'homophobie d'État et participe à ses conférences régionales
  • Amnistie internationale : la CGLQ collabore avec les sections d'Amnistie pour documenter les violations des droits humains liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre
  • Human Rights Watch : les rapports de HRW sur les droits LGBT+ alimentent le travail de plaidoyer de la CGLQ auprès de l'ECOSOC
  • OutRight Action International : cette organisation, également accréditée auprès de l'ECOSOC, collabore avec la CGLQ sur les dossiers internationaux

Organisations canadiennes et québécoises

  • Egale Canada : organisme national de défense des droits des personnes LGBT+
  • Fondation Émergence : organisme québécois spécialisé dans la lutte contre l'homophobie et la transphobie
  • Conseil québécois LGBT : organisme de concertation qui regroupe les associations LGBT+ du Québec

Ces partenariats renforcent la capacité de la CGLQ à remplir son mandat international et à porter la voix des personnes LGBT+ du Québec et du Canada sur la scène mondiale. Pour soutenir ce travail, vous pouvez devenir membre de la CGLQ.

Le rôle du Canada et du Québec sur la scène internationale LGBT+

Le Canada et le Québec occupent une place singulière dans le paysage international des droits des personnes LGBT+. Reconnus pour leurs politiques progressistes et leur cadre juridique protecteur, ils jouent un rôle actif dans la promotion de l'égalité à l'échelle mondiale, tant par la diplomatie que par l'accueil de personnes réfugiées LGBTQ+ fuyant la persécution. La situation LGBT+ internationale ne peut être comprise sans prendre en compte la contribution canadienne et québécoise à cet enjeu fondamental des droits humains.

La diplomatie canadienne en matière de droits LGBTQ+

Le Canada a fait des droits des personnes LGBTQ+ une composante explicite de sa politique étrangère. Le ministère des Affaires mondiales intègre la protection des droits des personnes de la diversité sexuelle et de genre dans ses dialogues bilatéraux avec les pays partenaires et dans ses interventions au sein des forums multilatéraux, notamment l'Assemblée générale des Nations Unies, le Conseil des droits de l'homme et le Commonwealth.

Le Canada est membre fondateur de la Coalition pour l'égalité des droits (Equal Rights Coalition), une alliance intergouvernementale créée en 2016 qui regroupe plus de 40 États engagés dans la défense des droits des personnes LGBTQ+. À travers cette coalition, le Canada finance des programmes de renforcement des capacités destinés aux organismes de la société civile dans les pays où les droits des personnes LGBT+ sont menacés ou criminalisés. En 2025, le Canada a consacré un budget de plus de 30 millions de dollars sur cinq ans à ces programmes d'aide internationale liés aux droits LGBTQ+.

L'aide humanitaire et l'accueil des personnes réfugiées LGBTQ+

Le Canada est l'un des rares pays au monde à reconnaître formellement l'orientation sexuelle et l'identité de genre comme motifs de persécution donnant droit au statut de réfugié. Chaque année, des centaines de personnes LGBTQ+ obtiennent l'asile au Canada après avoir fui des pays où leur vie était en danger. Le programme de parrainage privé, auquel participe activement la CGLQ, permet à des groupes communautaires de prendre en charge l'accueil et l'intégration de personnes réfugiées LGBTQ+.

Au Québec, plusieurs organismes collaborent pour faciliter l'intégration des personnes réfugiées LGBTQ+. Des services de francisation, d'accompagnement juridique et de soutien psychosocial sont offerts pour répondre aux besoins spécifiques de cette population particulièrement vulnérable. La CGLQ joue un rôle de coordination en mettant en relation les personnes réfugiées avec les ressources adaptées à leur situation, qu'il s'agisse de logement, d'emploi ou de soins de santé.

Le Québec comme modèle d'égalité et d'inclusion

Le Québec est régulièrement cité comme un modèle en matière de droits et d'inclusion des personnes LGBTQ+. Sa Charte des droits et libertés de la personne, qui interdit la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle depuis 1977, a servi d'inspiration pour de nombreuses législations à travers le monde. Le cadre québécois en matière de filiation homoparentale, d'union civile et de changement de mention de sexe est considéré parmi les plus avancés au monde.

Le gouvernement du Québec a adopté un Plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie et la transphobie qui définit des mesures concrètes dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la sécurité publique et du milieu de travail. Ce plan, élaboré en consultation avec les organismes communautaires dont la CGLQ, témoigne de la volonté politique de maintenir le Québec à l'avant-garde des sociétés inclusives. L'expertise québécoise en la matière est d'ailleurs sollicitée par des gouvernements et des organismes internationaux désireux de développer leurs propres politiques d'inclusion.

Les défis persistants à l'international

Malgré l'engagement du Canada et du Québec, la situation LGBT+ internationale demeure préoccupante dans de nombreuses régions du monde. La CGLQ, grâce à son statut auprès de l'ECOSOC-ONU, continue de documenter les violations des droits et de plaider pour des changements concrets. L'organisme souligne la nécessité pour le Canada de maintenir une position ferme dans ses relations diplomatiques avec les pays qui criminalisent l'homosexualité, et d'augmenter son aide aux personnes LGBTQ+ persécutées à travers le monde.

Questions fréquentes sur les droits LGBT+ dans le monde

Quel est le rôle de la CGLQ auprès de l'ONU ?

La CGLQ dispose du statut d'organisme consultatif auprès de l'ECOSOC des Nations Unies depuis 2007. Ce statut lui permet de soumettre des rapports sur les violations des droits des personnes LGBT+, de participer aux sessions de l'ECOSOC, de contribuer à l'Examen périodique universel et de collaborer avec d'autres ONG internationales. La CGLQ est la seule ONG LGBT québécoise à disposer de cette accréditation.

Combien de pays criminalisent encore l'homosexualité en 2026 ?

En 2026, environ 64 pays criminalisent encore les relations entre personnes de même sexe. Parmi ceux-ci, une dizaine prévoient la peine de mort comme sanction, notamment l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen, la Mauritanie et certains États du nord du Nigeria. Les peines dans les autres pays vont de l'amende à l'emprisonnement à vie.

Quelle est la situation des personnes LGBT+ en Russie ?

La Russie a considérablement durci sa législation : la loi anti-propagande élargie en 2022 interdit toute représentation positive de l'homosexualité, les amendements constitutionnels de 2020 interdisent le mariage entre personnes de même sexe, et en 2023 la Cour suprême a désigné le mouvement LGBT comme « extrémiste ». Les personnes LGBT+ vivent dans la clandestinité et les associations ont été contraintes de cesser leurs activités.

Le Québec est-il un modèle en matière de droits LGBT+ ?

Oui. Le Québec a été parmi les premières juridictions au monde à interdire la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle (1977). Il a créé l'union civile en 2002 et le Canada a légalisé le mariage entre personnes de même sexe en 2005. Les thérapies de conversion ont été criminalisées en 2022. Cette expérience est portée par la CGLQ auprès des instances onusiennes.

Comment la CGLQ collabore-t-elle avec les organisations internationales ?

La CGLQ entretient des collaborations avec l'ILGA World, Amnistie internationale, Human Rights Watch et OutRight Action International. Ces partenariats permettent de mutualiser les expertises, de partager les données sur les violations des droits et de coordonner les actions de plaidoyer auprès des Nations Unies et d'autres instances internationales.

Quels pays africains reconnaissent les droits des personnes LGBT+ ?

L'Afrique du Sud est le seul pays africain à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe (depuis 2006) et à inscrire la protection contre la discrimination dans sa Constitution. Le Botswana a décriminalisé l'homosexualité en 2019, l'Angola en 2021 et le Mozambique en 2015. Cependant, plus de 30 pays africains criminalisent encore les relations entre personnes de même sexe.

Comment soutenir le travail international de la CGLQ ?

Vous pouvez soutenir le travail de la CGLQ en devenant membre de l'organisme. L'adhésion permet de financer les activités de plaidoyer international, la rédaction de rapports pour l'ONU et la participation aux sessions de l'ECOSOC. Consultez notre page Devenir membre pour plus d'informations.